Je ne sais pas pour vous, mais... Le plus dur, lorsqu'on veut se lancer dans une écriture sans queue ni tête, dans un délire surréaliste automatisé, c'est de trouver quoi dire et par quoi commencer...

Alors supprimons le début, laissons tomber le débat, et augmentons le débit. Le débit des paroles, du fleuve de l'encre qui coule de ma plume ou de mon clavier. Jetons l'encre sur l'écran, à travers lui, jetons l'ancre au creux d'une dune... Dorons-nous au soleil, aux sots, l'air de rien sauf de la crème (solaire évidemment)...

L'astre est rond et chaud, il darde ses rayons sur nous, tel une roue de vélo qui tournerait au ralenti, moi aussi je pense que mon cerveau tourne au ralenti ce soir, il se plait à cette douce torpeur, sans torpille-idées pour le faire exploser, en roue libre enfin dans les rivages et les virages du labyrinthe de mon imaginaire, peuplé de créatures étranges et féériques... Tiens, un elfe, et là, une sorcière, elle monte la garde face à ma porte, prête à jeter un sort aux visiteurs inattendus, un sort doux qui sortirait d'on ne sait où, et zou! disparu! A moins que ce ne soit un sort positif, ma sorcière ne fait que de la magie blanche! 

Blanche, bariolée, bleu lacté comme la voie, ou ma tasse du matin... ah le matin, demain il faut se lever, et ce soir... je ferais mieux d'aller me coucher, le moelleux de mon lit m'appelle, je n'y résiste et vous embras(s)e!

Chuuuuut...

Bonne nuit...

Mary