Coucou, c'est Mary!

Eh oui, je sais, ça fait un petit moment. Pas encore de billet en octobre, et on est déjà le 12...
Pourtant, début de semaine, je me serais bien amusée à réagir!
Non mais c'est vrai, il doit y avoir des écolos qui lisent ce blog sans que je le sache, non? :-P
En tout cas, Nollet a décidé de participer à mon petit jeu, et de proposer aussi une solution innovante et farfelue pour l'orange bleue...
Si, vous n'avez pas entendu? Il propose d'enterrer l'orange bleue le 2 novembre, jour des Morts, s'il n'y a pas d'avancée sgnificative d'ici là. Un enterrement! Voilà une motication à laquelle je n'avais pas pensé!
Remarquez, je suppose qu'il ne voulait enterrer que l'orange, pas les négociateurs? Parce qu'un collègue et moi, on parlait tantôt de jouer à la roulette russe avec les négociateurs, alors...

Enfin, cette semaine, ça semble aller plus ou moins, ils arrivent à se mettre d'accord. Pas forcément d'une manière qui m'enchante si les déclarations de Schouppe sont vraies (oui je vous le rappelle je suis plutôt écolo moi donc... Kyoto à essayer de renégocier, bof bof! D'autant qu'il devrait bien être possible de transformer des contraintes de ce genre en opportunités d'innover et d'être à la pointe... Non?)

Bref, tout n'est pas rose, et surtout pas les discussions sur BHV.
En passant, dans ma série idées farfelues, j'en ai une pour BHV! En fait, le problème de scinder BHV ne doit pas se poser en Belgique uniquement.  Eh non!
Pour Bruxelles, il faut demander à la femme/fiancée/copine (je sais pas quel terme est le bon) de Bénabar!!
Quoi, vous n'avez jamais entendu la chanson de Bénabar?
"Alors Bruxelles je te la donne Mais faut l'dire à personne. Ca menacerait la couronne. Et j'ai donné ma parole d'homme qui vaut c'qu'elle vaut..."
Donc, comme 'reprendre c'est voler' (et ça c'est Goldman qui le chante)... et comme Bénabar n'a pas précisé dans sa chanson s'il offrait la ville de Bruxelles, ou aussi les 19 communes, ou la région Bruxelles-Capitale... Il faut d'abord demander des précisions à celle à qui ce cadeau a été donné, non? Donc, voilà, on demande à la madame de Bénabar de décidier comment on règle BHV, et voilà! :-)

D'ailleurs c'est pas de ça que je voulais parler. En fait, si j'ai laissé ce blog sans nouveau post pendant deuxsemaines, c'est vrai que c'est d'une part parce que j'ai beaucoup de boulot en ce moment. Faut dire que le business a inventé un novueau jeu. Du ping ping. C'est-à-dire qu'ils font les questions et les réponses. Ils continuent à envoyer, dans le filet. Et nous on a beau essayer de faire 'pong' en retour, ils continuent leurs 'ping' en servant dans le filet ou dehors, sans retaper sur nos balles... C'est fun, non? :-)
Bon, ok, je ne peux pas me plaindre non plus, quand je vois Xavier qui bosse en heures sup' pour boucler une ancienne mission et qui reste jusque 22h30 chez le client en question... C'est clair que je ne travaille pas encore la nuit, moi, heureusement (pas non plus comme les négociateurs en question... ni les journalistes qui doivent faire le pied de grue en attendant la sortie...)
D'ailleurs je ne me plaignais pas, je disais juste que c'était une des raisons de mon silence un peu prolongé!

Parce que l'autre raison, c'est que dimanche passé, j'ai passé le temps libre que j'aurais pu utiliser à rédiger un petit billet... plongée dans un bouquin!
Et c'est de ce livre que je voudrais vous parler... mais sans vous en dire trop, d'où le défi du titre de ce message!

MDD_couv

De quel livre il s'agit? Du dernier tome ... d'une trilogie en 5 volumes comme j'aime le dire! :-)
Ou si vous préférez, le cycle des anges - cycle de dieux de Bernard Werber. Trilogie parce que composée des "Thanatonautes", de "l'empire des anges", et du "cycle des dieux" qui comprend 3 bouquins : "Nous, les Dieux", "Le souffle des Dieux" et "Le mystère des Dieux". Donc 5 au total!

Le dernier, sorti le 3 octobre, que j'ai dévoré en quelques soirées et une partie de mon dimanche après-midi, donc, c'est "Le mystère des Dieux".
Enfin, l'apocalypse.
Oui, car apocalypse signifie simplement 'levée du voile' (littéralement en tout cas), et c'est bien sûr dans ce sens qu'il faut l'entendre!
Enfin, on apprend ce qu'il y a au-dessus, et au-dessus du dessus...

L'ennui, c'est que je ne peux pas vous en dire grand chose, de cette dernière étape chez 'nos amis les dieux'. Ben oui, si je lève le voile et dévoile la fin, y'en a qui vont m'en vouloir !
Alors, que vous dire?
Ah oui, peut-être d'abord que personnellement j'ai beaucoup aimé! Si j'avais adoré les Thanatonautes, les bouquins suivants m'avaient un peu déçue. Le cycle des Dieux demandant de planter le décor, 'Nous les Dieux' m'avait laissée sur ma faim. Alors finalement, avec ce dernier tome, ça y est, la boucle est bouclée!

D'abord, je rassure les inquiets. Non, ce livre ne se termine pas sur un frustrant "il y a..."
Non, Werber n'a pas choisi une pirouette qui ne finirait pas le livre. Même si d'une certaine manière on pourrait toujours imaginer une suite, elle est hautement improbable. Il y a vraiment une fin, des réponses aux questions, des révélations... inattendues ou pas, certains ont peut-être imaginé cette fin... ou du moins une partie des éléments finaux.

Il faut dire que ce bouclage du cycle des dieux est très werbérien. Pas de doute, on n'aura pas une surprise fondamentale en arrivant au bout, pas de revirement de situation qui l'amènerait  renier ou partir à l'opposé de ses thèses 'habituelles'. Werber reste fidèle à ses idées, ses thèmes et ses thèses, donc oui c'est une perspective originale que l'ensemble de cette oeuvre, une vision complète et particulière, un angle d'approche propre à Werber... Mais évidemment, si l'on est familier de ses romans, pas de renversement ou de théorie absolument neuve ou jamais évoquée plus ou moins ailleurs, dans le mystère des Dieux.
D'ailleurs, j'imagine qu'il peut finir par agacer certains, avec certaines marottes, des reprises de théories déjà décrites auparavant.

Il n'empêche, j'aime beaucoup ce romancier, j'ai aimé ce roman, j'ai beaucoup aimé la fin! Et même si d'une certaine manière elle faisait partie des possibilités auxquelles j'aurais pu penser, je ne la voyais pas sous cet angle! Donc pour moi la surprise finale (parce qu'il y en a quand même une, en gros, la question est sur la 4ème de couverture : "au dessus des Dieux : ?", la réponse est forcément surprenante puisqu'elle ne peut faire référence à aucune réalité communément admise), la surprise finale, donc, je ne l'ai pas vue venir. Parce que je ne la voyais pas abordée de cette manière-là! (ouh, difficile de ne rien dire... Lisez, vous comprendrez!)

Sachez en tout cas que le travail de recherche (oserais-je dire, un travail de fourmi?) pour réunir les informations et textes repris dans les extraits de l'encyclopédie du savoir relatif et absolu, qui émaillent les 3 livres du cycle des Dieux, est assez impressionnant. Et que Werber est journaliste scientifique à la base, et ça se sent toujours un peu dans ces aspects-là. En tout cas ce cycle, c'est l'occasion de revoir la mythologie grecque. De s'interroger sur le sens de l'histoire et si vraiment, elle se répète. Et de se poser des questions, dans plein de directions, entre 'tiens oui je n'aurais pas pensé à relier tel et tel élément, qu'est-ce que ça pourrait impliquer?' et "et moi, à leur place, qu'est-ce que je ferais?'

Bref, dans "Le mystère des Dieux", Werber excelle encore dans l'art du roman inclassable, entre philosophie et science fiction. On aime ou on déteste, mais une chose est sûre, ce "mystère des dieux" est vraiment dans l'univers werbérien. Du bon Werber, en tout cas celui que je préfère :-)
D'une certaine manière, si vous avez vu "Darwin", une pièce dont je vous avais parlé en début d'année (entre parenthèse, si vous l'avez loupée, ils la reprennent en avril 2008 au Rideau), si vous avez aimé Darwin, vous aimerez "le mystère des dieux". En tout cas j'ai trouvé certains rapprochements, notamment sur certains thèmes et théories disons... sur l'espace temps. Et pas que ça, mais ... chuuut je n'en dis pas plus!

Ajoutez à cela une plume toujours aussi légère, Werber, c'est quand même facile et agréable à lire; pas mal d'action dans ce dernier volet des aventures de Michaël Pinson et les autres, beaucoup de dialogues, un côté assez cinématographique dans la 'mise en scène du roman'... Et vous obtenez un roman divertissant et intéressant, de quoi passer un moment détente et réflexion!

Alors, comme Werber l'écrit sur la première page dans une sorte de 'dédicace au lecteur', même s'il y a la télévision,  internet, les disputes de famille, les jeux vidéos, le sport, les boîtes de nuit et le sommeil...
Prenez un peu de temps pour plonger dans ce livre, et rêver avec Bernard Werber... et avec les autres lecteurs!
Vous verrez, ça fait du bien. De rêver, et de lire!

Douce nuit à vous

Mary