Nos délires schizo-maniaco-psychotiques

"Et tu prends les bonheurs comme des grains de raisin, petits bouts de petits riens"

26 février 2008

Lumières...

Bonsoir tout le monde, c'est Mary!

Eh oui, pas le temps d'écrire dimanche... pourtant j'ai passé du temps sur mon PC, mais pour raisons uniquement professionnelles (à l'un ou l'autre e-mail près!)... Fiches de comptes-rendus d'interviews (de futurs diplômés!) et propositions de stages/mémoires à rédiger...
Pfff... vous savez quoi? Moi aussi, j'en ai maaaaaaaaarre! (t'as raison Jonathan, ça me fait rire ;-P )
Marre de passer une partie de mes dimanches à bosser, marre de terminer tard mes journées pour le plaisir de faire du "bénévolat" pour des sociétés qui (comme me le faisait remarquer quelqu'un) n'en ont vraiment pas besoin.
Marre de commencer mes mails par 'désolée de ne pas t'avoir écrit plus tôt', 'sorry pour ce long silence', 'je vais devoir faire short, j'ai plein de trucs à faire', ou la variante qui au moins m'amuse elle aussi, 'je te réponds direct mais en "quatchième" vitesse, j'ai réunion dans 5 minutes'...

Allez, ça devrait bientôt aller mieux (et le premier qui me dit que j'ai dit pareil la semaine passée, je l'emm***!) :-)
Eh oui donc en ce moment, entre le boulot (où le climat ne s'arrange pas, mais alors... en plus je suis punie je dois aller aux réunions de suivi management du projet sous prétexte que je suis traqueuse - euh... non, trackeuse, enfin, tracker au féminin quoi, je fais du suivi, j'ai pas le trac...), et les petites activités que je me suis amusée à m'octroyer en dehors, comme présence à la journée des entreprises, contact avec mon ancienne unif, formations (à donner, pas à suivre)... j'ai un peu de mal à suivre ...

Enfin, je ne vais pas me plaindre. D'ailleurs, fatigue mis à part, ça va bien! Ben oui, je suis même plutôt de bonne humeur :-)
Perspective de retrouvailles (le rendez-vous Caro annuel ;-) ) et de rires pour dimanche prochain, déjà, ça aide!
En plus, la semaine passée, je me suis quand même fait plaisir aussi en repassant dans les murs de mon ancienne université!
Bon, interviewer des étudiants pendant une après-midi dans un environnement bruyant, franchement, c'est crevant!
Mais donner une formation, surtout en duo qui fonctionne plutôt pas mal, c'est sympa!
Puis, passer faire un tour chez les profs pour discuter de sujets de stage, c'est chouette. Ok, soyons honnête, c'est surtout le papotage autour qui est chouette. Avec certains profs en particulier...

Rien à faire, y'en a un, ça me rebooste toujours de le revoir! Difficile à expliquer, je ne peux pas vraiment parler de complicité ni certainement pas d'amitié, pourtant, il y a toujours une connivence, même si on se croise au plus une fois par an, "5 minutes" (ah, toujours se méfier des "j'ai un truc à vous demander vous auriez 5 minutes?" qui se transforment en "oups je vous ai pas mis en retard, ça fait 1h15 là quand même..."). Comment, moi, bavarde? On se demande qui pourrait insinuer cela... D'ailleurs, c'était une conversation privée! :-)
Oui, je retrouve avec plaisir ce mélange de discussion sérieuse et de taquineries, d'humour et de finesse, l'oeil qui pétille... Rassurant de constater qu'on peut vieillir, avoir un poste sérieux et respectable, et pourtant ne rien perdre de sa farfelusité créative, et surtout, continuer à ne pas se prendre au sérieux.
Et puis, il doit me rester quelque chose de l'a priori positif dans le regard, qui m'a donné confiance en moi quand j'étais une étudiante pas sûre d'elle faisant tout pour avoir l'air parfaitement à l'aise...

Bref, bref... on s'en fout, de ma vie et de ce que j'ai fait la semaine passée, non?
Je ne voulais pas vous parler de ces lumières-là, mais d'autres parenthèses lumineuses et touchantes...
En fait, vendredi soir, je dormais à moitié dans mon divan (oui bon ok j'étais occupée à divers trucs au départ - PC, cuisine..., et j'ai fini par m'asseoir et somnoler dans le divan...), et la télé était allumée sur la cérémonie des César.
Et je dois dire qu'il y en a un qui m'a paru bien mérité... Sachant que je n'ai pas vu 'La Môme' et que j'aime pas trop Piaf... C'est le César de meilleur acteur de Mathieu Amalric avec lequel j'étais d'accord.
Du coup, envie de vous parler brièvement de ce film, et de quelques autres, et aussi une pièce du même genre...
Des moments de douce lumière.

Le film pour lequel Amalric a été césarisé, c'est "Le scaphandre et le papillon". Je ne vais pas souvent au ciné, mais j'avais été le voir. D'ailleurs, j'avais lu, il y a 6 ou 7 ans, le livre de Jean-Dominique Bauby...
Pour ceux qui ne le sauraient pas, ce livre était un écrit "autobiographique" de Jean-Dominique Bauby, victime d'un Locked In Syndrom, autrement dit, complètement paralysé suite à un accident vasculaire cérébral. Courageusement, il a livré ses impressions et réflexions depuis sa 'prison', enfermé en lui-même, simplement en clignant d'un oeil, seule portion de son corps pouvant encore se mouvoir. Comment? Grâce à une jeune femme, thérapeute, qui va patiemment égréner l'alphabet (dans un ordre de fréquence décroissante d'utilisation des lettres), Bauby clignat de la paupière pour chaque lettre choisie, et épelant ainsi, lettre par lettre, le texte de cet ouvrage et ses autres conversations.

scaphandre_papillon

J'avais trouvé ce bouquin touchant et plein de vie... Le film est aussi un bijou à voir vraiment si vous en avec l'occasion. Car ça a été magistralement filmé, réalisé, monté, que sais-je, en tout cas au début, la caméra est l'oeil de Bauby et offre au spectateur une vision étrange de ce monde flou dans lequel 'Jean-Do' se réveille. La voix off fait partager ses pensées, on est immergé dans son scaphandre. Ensuite, comme il faut bien voir le reste, d'autres scènes nous montrent le malade paralysé et son entourage. La performance d'Amalric est sidérante, les autres sont excellents aussi.
Ca aurait pu être un film lent et statique, ça ne l'est pas grâce aux différents points de vues de la caméra et à cette voix off qui dit tout l'énervement, parfois, les commentaires ironiques, aussi, lorsque son entourage n'arrive pas à interpréter les battements de paupière de Jean-Dominique Bauby.
Ca aurait pu être un film glauque, voyeur, c'est juste un témoignage simple, pudique et sincère
Ca aurait pu être un film triste, larmoyant, mélodramatique... c'est au contraire une oeuvre profondément humaine et généreuse, pleine de chaleur, avec de l'humour même, qui touche sans faire d'excès, qui touche vraiment. Emouvant, sensible, plein de cette douce lumière de partage, de personnes qui y croient et se battent sans s'apitoyer sur leur sort.
Un hymne à la vie, à la conscience qu'il ne faut pas en gaspiller une miette.
Bref... J'en ai gardé un beau souvenir...

scaphandre

Qui pourrait se comparer à deux autres films, qui traitent des sujets sérieux et plutôt pas drôle avec cette même gravité légère, ce même ton d'humanité égayé de quelques touches d'humour et de beaucoup de sensibilité, sans dégouliner de bons sentiments ni devoir être fourni avec kleenex pour éponger le côté mélo.
Ces films, comme 'Le scaphandre et le papillon', sont pour moi des souvenirs de moments de lumière, de la vie qui rayonne malgré tout, malgré le sujet dur, les sujets auxquels on ne veut pas trop penser...
Ces films, je vous les conseille aussi:
- 'C'est la vie', avec Jacques Dutronc et Sandrine Bonnaire, ou comment un homme très malade et en fin de vie, pour qui la médecine ne peut plus rien, se fait accompagner malgré lui par l'amour et la joie de vivre d'une femme. Très touchant, avec des moments très drôles, et une fin évidemment triste, mais tout en pudeur.

cestlavie

- 'Se souvenir des belles choses', avec Isabelle Carré et Bernard Campan. 'Les Ecureuils', c'est une maison de soin, pour des personnes souffrant de troubles mentaux. Une histoire d'amour simple entre un homme qui a perdu la mémoire suite à un accident et la retrouve progressivement, et une jeune femme, atteinte d'une forme d'Alzheimer, qui la perd petit à petit et se perd, aussi... Une belle interprétation, plein de tendresse, une lumière impressioniste, de jolies scènes et une bande son somptueuse... Un film que j'ai adoré!

sesouvenir

Et pour conclure, une pièce aussi à vous signaler (mon petit doigt me dit que je n'aurai pas le temps de vous en parler côté cour, elle ne se joue que jusque ce vendredi à Louvain La Neuve au Blocry): "Demain, c'est le printemps". Je l'ai vue ce week end, avec Alexandre Von Sivers et Cécile Van Snick dans les rôles principaux. C'est aussi une histoire de fin de vie, celle d'un vieil homme, placé en maison de repos puis hospitalisé, et qui se dégrade peu à peu, se perd dans ses souvenirs, et les visites que lui fait la fille d'une amie à lui, qu'il aimait beaucoup.
C'est également plein de lumière et de caractère, car il a beaucoup d'humour, cet homme. Quand il parle de ses dents qui prennent un bain de minuit ou qui ne doivent pas se noyer, quand il affiche des photos de femmes dénudées dans sa chambre, quand il se mêle d'en démonter la serrure. Plein d'ironie, et d'envie de vivre aussi, au moins de profiter de ce qui lui reste. Des colères et des emportements... Il m'a fait penser à mon arrière grand père, le même tempérament.
Encore un sujet qui aurait pu tomber dans le mélo, mais le texte, la mise en scène et les comédiens évitent brillamment ce piège, et offrent un spectacle tout en émotion contenue et tendresse non avouée.
Très joli, très doux...

demain_printemps

Voilà, d'étranges lumières pour nous éclairer ce soir, des souvenirs, et des films et des histoires qui parlent de la vie tout simplement, y compris de la fin de vie, mais avec tellement d'élégance et de chaleur humaine...
Allez, parfois c'est bien de se réchauffer aux émotions...

En attendant les éclats de rire pour ce 2 mars! :-)
Belle nuit à vous

Mary

Posté par on deblogge à 23:11 - L'écho des profondeurs (deurs, deurs...) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


06 janvier 2008

Pourquoi ils ne soldent pas les romans, à la FNAC?

Eh oui, c'est Mary...

Mary, qui émerge... un peu... presque... des eaux troubles dans lesquelles elle a replongé, bien malgré elle, il y a peu...
D'ailleurs non, pas 'elle', moi. Je vois pas pourquoi je me mettrais à parler à la 3ème personne...
C'est bien de moi qu'il s'agit...

Je préfère vous le dire d'emblée, ceci n'est pas un billet normal. Ce n'est même pas un billet du tout. C'est juste une résolution entre moi et moi. Parce qu'il y a des moments où écrire, ça exorcise.
Ne cherchez pas à comprendre de quoi je parle exactement... On a tous nos zones d'ombre, non?
Vous n'êtes même pas obligés de lire ce message. Je ne le poste ici que parce que je me dis qu'ainsi, au moins, je ne l'effacerai pas, et je n'oublierai pas non plus...

Parfois, les plongées dans le passé sont un brin nostalgiques et font du bien.
Et parfois, on s'en passerait volontiers. Il y a des (mauvais) souvenirs qu'on voudrait ne pas revivre...
Seulement voilà, c'est la vie. Et non, je ne suis pas une superwoman. J'y ai cru, pourtant. Pas que j'étais superwoman, mais j'ai cru que j'avais réussi à effacer des choses de ma mémoire. Ou au moins, à les 'décharger", à ne plus me laisser toucher par ça.

Vous voulez un scoop? Ca ne marche pas. Les blessures d'enfance ou d'adolescence, elles cicatrisent un peu mais elles ne disparaissent pas, elles ne se referment pas vraiment. Et on a beau croire qu'on les a domestiquées, qu'on s'est soi-même domestiqué, qu'on a mis assez de distance, de barrière, il suffit d'un rien... il suffit que l'histoire se répète, pour replonger, et voir tout ce qu'on croyait avoir digéré se raviver, avec le même mal qu'avant.
C'est ce que je viens de me prendre dans la gueule. Paf, en plein! J'ai connu des manières plus légères de débuter l'année...

Pourtant, ça m'a donné l'occasion de réfléchir. De faire face, peut-être enfin, à mes démons. Et m'a obligée à admettre qu'on ne pouvait gommer le passé. Que ça fait partie de moi, aussi. Et que je reste vulnérable. Heureusement, au fond, c'est humain.
Alors, j'ai pris une résolution, pour 2008, c'est d'accepter cela. Ne pas me leurrer en faisant comme si je n'y pensais plus ou que ça ne me touchait plus. Mais  ne pas réagir à cette vague de spleen en m'endurcissant encore un peu, ni en me refermant sur moi-même ou en m'isolant, comme j'ai failli le faire à une époque. Ca n'a l'air de rien, mais c'est une décision importante...
Non, je ne peux pas nier que le passé a et aura toujours une influence sur certaines de mes réactions. Sur certains principes, sur la difficulté que je peux avoir à faire confiance aux gens. Tant pis, je suis comme ça, et je ne changerai pas. Mais ça ne me bouffera pas non plus, et quoi qu'il se passe à l'avenir, je refuse de me laisser affecter. Après tout, je ne suis pas responsable.

L'air de rien, ça fait du bien, de mettre cela par écrit. Je n'ai pas envie de me plaindre, ni de jouer les Cosette. Je ne suis pas malheureuse, je ne suis pas la seule à avoir des blessures passées à gérer. Mais écrire ces quelques lignes, ça m'oblige à faire face à certaines choses... C'est tout.
Si vous avez lu jusqu'ici et que vous me connaissez, vous vous demandez peut-être de quoi je parle... Ne cherchez pas. Ce n'est qu'une petite partie de moi, et on ne peut pas toujours tout comprendre même dans le comportement de ses meilleurs amis, non? Ca ne change rien, j'ai toujours été sincère avec vous... Mais ...  On a tous des zones d'ombre... vous n'avez pas besoin de comprendre le pourquoi de ma personnalité pour me fréquenter, pas vrai?!
Et rassurez-vous, je vais bien. Je me suis simplement prise cette 'prise de conscience' en pleine figure, mais ça va. J'ai déjà dompté tout ça une fois, à un moment où c'était probablement moins évident...

J'ai juste besoin de me changer un peu les idées, et pour varier les plaisirs, j'ai décidé de m'accorder plus de pauses-lecture...
Mais pourquoi ils ne soldent pas les romans, à la FNAC?

Bonne année 2008 à vous, chers lecteurs!
Et à bientôt pour un billet plus normal et non introspectif!

Mary

Posté par on deblogge à 16:37 - L'écho des profondeurs (deurs, deurs...) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 septembre 2007

Une histoire d'inégalités

Coucou tout le monde, c'est Mary!

Eh oui, je sais, ça fait un petit moment, mais je ne vous ai pas abandonnés! Juste que je suis débordée en ce moment pour le boulot... Espérons que ça se calme après le 1er octobre...
Mais là, je trouve quand même quelques minutes pour vous écrire un petit billet, et ne pas laisser les herbes folles pousser dans ce blog, ou les poussières et autres moutons y élire domicile!

Donc, à 107 jours sans gouvernement, c'est toujours le silence radio, télé, presse,...
Comment? Ah oui, j'avais dit que le prochain billet ne serait pas politique?
Ben, c'est le cas?
Si, si, "Les fines bouches", ce n'est pas une pièce politique!
Comment ça, sur l'autre blog, ça compte pas?
OK, ça compte pas.
Donc ce billet ne sera pas non plus politique!
Ca tombe bien, c'était pas mon intention! Même si j'ai quelques envies d'écriture liées à cette crise belgo-belge, je peux les réserver au prochain post, je pense pas qu'on aura un gouvernement d'ici là!

Non, en fait (et d'ailleurs c'est marrant parce que j'en ai discuté ce matin), ce à quoi je voulais réagir aujourd'hui, c'est au "Questions à la Une" de mercredi passé. Qui était consacré, si vous l'avez loupé, à l'enseignement.

Le 2ème reportage, consacré au système finlandais, était plein (c'est le cas de le dire!) d'enseignements, dont certains pourraient bien être appliqués chez nous, ça ferait gagner tout le monde...
Parmi d'autres choses, il me semble que le fait que tous les enseignants, y compris ceux de maternelle, aient une formation universitaire, est une bonne chose! Enfin, soyons clair, unif, haute école, là n'est pas la question, mais une formation plutôt longue, poussée, diversifiée au niveau des méthodes d'apprentissage, et complète, il me semble que ce serait crucial! Il parait que tout se joue dès le plus jeune âge! Alors peut-être qu'avec un encadrement très adapté (et plus d'instits pour les suivre!), les bambins pourraient découvrir le goût de la découverte et de l'apprentissage, et acquérir une curiosité, une envie de faire les choses bien et de créer, que ce soit dans un domaine manuel ou dit 'intellectuel'... Ca éviterait les décrochages plus tard, même s'il est clair que ça ne résoudrait pas tout!

La revalorisation du métier d'enseignant, ce serait pas mal non plus! Non, les profs ne sont pas de gros fades qui ont plein de jours de vacances et un horaire de 20h/semaine. Enfin pas tous. ;-)
Bon, ok, y'en a, mais justement, c'est cela qu'il faudrait palier en haussant le niveau de formation et l'image de la profession. Je ne dis pas que tous les profs doivent avoir le feu sacré et la vocation d'enseigner (même si ce sont ceux-là les meilleurs, ceux qui vous marquent à vie, ceux qui vous changent,... utopique d'espérer qu'ils soient tous ainsi!). Mais quand un prof vous dit clairement qu'il s'en fout de son boulot, voire vous laisse 'étudier par vous-mêmes' la matière pendant qu'il lit son journal au cours...
Quand un prof se perd au milieu de sa démonstration, qu'il ne maîtrise pas parfaitement ce qu'il enseigne, qu'il n'arrive pas à répondre aux questions de sa classe...Il y a de quoi s'inquiéter... Alors oui, à ce niveau, m'est avis qu'il y aurait des choses à faire!

Et c'est sûr qu'il y aurait aussi des choses à faire de sorte à restaurer un minimum de discipline dans les classes... Parce que la perspective de passer 25 des 50 min de cours à batailler contre ses élèves pour qu'ils vous écoutent, ça ne suscite pas vraiment de vocations. Au hasard, si les directeurs d'établissement étaient un peu moins du côté des parents quoi qu'il arrive, par une sorte de clientélisme étrange qui les pousse à avoir besoin d'élèves, donc à ménager toutes les susceptibilités, et blâmer le prof qui oserait "aller là contre"...
Du vécu? Presque, de l'entendu tout au moins...

Ah, le marché des écoles... Le premier reportage de "Questions à la Une" sur les inégalités de notre système scolaire, était à la limite de l'écoeurant. Enfin, non, le reportage était très bien, je parle du contenu, qui a eu tendance à me faire bondir. Enfin, ce n'est pas vraiment une découverte, et heureusement qu'il existent des profs qui essaient, dans les écoles "à discrimination positive", de faire prendre consience aux élèves qu'ils ne sont pas tous foutus d'avance. Bah oui le chômage est grand, mais des emplois qualifiés, y'en a, y'a des secteurs où il y a pénurie, alors... Je ne comprends pas pourquoi, à la base, l'origine sociale devrait déterminer le QI. Sauf si on fait tout, comme ça semble malheureusement le cas, pour accentuer la petite malchance de départ. Si on ne soutient pas un élève qui n'a pas quelqu'un dans son entourage pour l'aider en cas de difficultés, la probabilité que le Saint Esprit de la Connaissance le touche tout à coup et qu'il comprenne, elle est faible, quand même?!

Alors oui, il faut plus de mixité sociale dans les écoles. A condition que ça ne résulte pas en un nivellement par le bas et un abaissement du niveau. Mais pourquoi on ne peut pas envisager ça comme un nivellement par le haut? Si on y met les moyens en terme de formation des profs justement, en terme d'exigences et de programmes de cours...

Ca pourra être bénéfique pour tous, y compris les soi-disant élites. Parce que, les petits 'bourges' du collège de Laeken, là, dans le reportage, excusez-moi, mais ils me filent des boutons! Quelle suffisance! Quelle arrogance! (enfin quand on voit les parents, hein...). Ah oui, c'est cool de former des élèves pareils, le genre à être persuadés de leur supériorité 'parce qu'ils sont dans une école élitiste'.
Le genre qui n'auront pas appris à remettre en questions les stéréotypes et idées toutes faites de papa et maman, ceux qui à l'unif seront incapable de saluer les cuisinières au resto universitaire, et mépriseront les femmes de ménage, allant jusqu'à balancer cendres et mégots sur le sol qu'elles viennent de nettoyer (oui c'est du vécu, et ce genre de crétins, j'ai toujours eu envie de leur mettre deux claques! Enfin, c'est pas dégradant de dire bonjour et de frotter ses pieds pour pas faire de pa-pattes quand ça vient d'être nettoyé, si?)
Le genre qui vous balanceront, plus tard, qu'à Charleroi il n'y a que des tricheurs et des magouilleurs, et que les sans-abris, franchement, c'est qu'ils le veulent bien, il y a quand même assez de places dans les foyers et assez d'aides sociales chez nous...

Ah oui, moi à la limite, ces écoles 'haut de gamme' où l'on reste 'entre soi', ça me fait aussi peur que la dégradation des écoles à l'autre bout de l'échelle. Si vous avez vu le reportage, avez-vous remarqué que lors des réunions pour discuter des choix d'options, seuls les parents sont présents? Sans l'enfant? Non mais c'est quoi ça?
Moi j'ai un souvenir euh... amusé avec le recul, d'une présentation aux parents ches choix d'options, quand j'étais en secondaire! On n'était pas d'accord avec les grilles proposées, on voulait une possibilité de faire des maths fortes avec de la physique et de la chimie (ce qui ne semble pas illogique!) plutôt que des grilles favorisant le latin-grec... Avec le soutien des parents, on s'est drôlement fait entendre. Au point de faire dire au dirlo "si vous n'êtes pas contents, il y a d'autres écoles"... Oups! Résultat, on a obtenu une révision des grilles.

Alors ok pour la discipline, mais il faut aussi apprendre aux élèves à se révolter et à ne pas toujours tout accepter tel quel. Sans violence, attention, mais apprendre l'argumentation, à exprimer son avis, à oser contredire le chef qui n'a pas toujours raison... (oui je reste une rebelle hein moi!).
Apprendre la curiosité et développer son esprit critique, ça ne peut se faire que dans un environnement multi-sons de cloches (que ce soit origines, cultures, modes de vie, ...) L'ouverture et le respect, ça s'acquiert toujours mieux dans la différence qu'en restant cloîtré dans ce qu'on connaît déjà!

Bref, la mixité sociale, comme remède à la peur de l'autre, pourquoi pas? On pourrait au moins essayer un peu, et essayer de tirer tout le monde vers le 'haut', c'est-à-dire, tirer le meilleur de chacun, veiller à l'épanouissement des enfants, de TOUS les enfants...
Le futur ministre du bonheur, là, Elio, il ferait peut-être bien de se pencher sur ce genre de problématique, non?

Un autre truc qui m'a choquée, même si c'est un détail, dans le reportage, c'est la fête de fin de rhéto dans ce collège 'haut de gamme' : les mecs en costard cravatte, les filles en robe de soirée... Il me semblait qu'en fin de rhéto on s'éclatait, on fêtait ça, bref, on se laissait aller... ce n'est pas un défilé de mode, quand même? Enfin, ok, on peut s'amuser dans n'importe quelle tenue, y compris élégante, mais faut faire attention avec ce genre de fringues! Enfin vous allez me dire que s'ils ont les moyens de se saper pareil à cet âge, ils ont les moyens de faire nettoyer les dits-vêtements s'il s'y renverse un bière... euh pardon, du champagne...
Mais bon, en plus c'était vraiment tout le monde quoi, pas de transgresseur en jeans!
(d'ailleurs ça c'est un truc qui m'agace au boulot, je peux pas aller bosser en jeans et baskets... je ne comprends rien à ces codes vestimentaires... Ok à la limite pour les vendeurs en contact clientèle, l'image est malheureusement très importante dans notre société, mais... personne n'a encore réussi à m'expliquer en quoi mes compétences seraient diminuées par le port de baskets, et en quoi ça aurait une influence sur mon travail.;. Enfin, soit. Mais quand même, avoir dû me justifier à un moment parce que j'avais des problèmes de chevilles et donc une chevillère qui faisait que je devais porter des baskets... Ca me dépasse!)

Enfin... Tout ça pour dire que tant qu'on n'essaiera pas de limiter un peu les différences de traitements et qu'on ne permettra pas à des personnes d'origines sociales différentes de se cotoyer et donc, découvrir leurs richesses mutuelles, dès le plus jeune âge, elle risque pas de se porter beaucoup mieux, notre société!

Allez, sur ce, comme dirait Defossé... Bonne soirée quand même!

Mary

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01 juillet 2007

And the twelve points of the jury go to...

Coucou tout le monde, c'est Mary!

Non, non, rassurez-vous, je ne vais pas vous parler d'Eurovision! D'ailleurs c'était en mai, l'Eurovision, il me semble, non? (:-) étrangement, je me souviens très bien ce que j'ai fait le soir de l'Eurovision, mais j'ai pas regardé... j'étais pas chez moi)

Par contre, j'ai envie de vous faire part de quelques réflexions... d'une jurée.

Eh oui, samedi dernier, expérience nouvelle... je me suis retrouvée dans un jury!
Non, pas un jury d'assises, heureusement!
Mais un jury 'externe', un jury de travaux de fin d'études...

En fait, comme je suis plus ou moins impliquée dans différents 'projets' entre la société pour laquelle je bosse et mon ancienne unif', un collègue m'a proposé de l'accompagner dans un jury samedi dernier. Je pensais au départ que j'allais simplement là comme spectatrice, mais non... Je me suis retrouvée membre d'un jury, avec donc la responsabilité de juger et de mettre des points!
Enfin, n'exagérons rien, on était assez nombreux, et comme on remet une note moyenne pour le jury, je n'avais pas une responsabilité énorme, pas un poids important dans la balance.

N'empêche. Il y a 3 ans, c'était moi qui était à la place de ces étudiants. Difficile dès lors de faire totalement abstraction des souvenirs et de se retrouver de l'autre côté de la barrière, de poser des questions alors qu'on se rend compte qu'elles vont mettre l'étudiant en difficulté, et en même temps, c'est pour ça qu'on est là...
Difficile, surtout, de juger sur une présentation de 20 minutes, alors qu'on n'a pas eu la possibilité de lire le travail (enfin, le dossier est à disposition pendant la présentation, et on se trouve donc face à un choix: écouter l'étudiant ou se concentrer quelques minutes pour feuilleter et parcourir en diagonale les 50 ou 80 pages de rapport du TFE)... Difficile, simplement, d'appréhender la vraie valeur du travail quand on n'en connait pas le contexte... et qu'on ne maîtrise pas forcément le domaine en question (ben oui c'est vaste l'informatique!).
Donc, moyennement convaincue de ma capacité à donner une cote 'juste', quand même. Mais c'est pareil pour tout le monde, alors...

Bilan? Heureusement, on a eu droit aux présentations de 2 bons travaux! (eh oui, seulement 2! Initialement, 3 étaient prévus, mais pour le 3ème, apparemment, ce sera septembre! Faut dire, ils étaient vraiment pas nombreux, les "IG" sortant cette année!!)
Constatation personnelle: je me demande si c'est une bonne idée de proposer des sujets de TFE l'an prochain (enfin pour en encadrer l'année d'après, quoi!). J'ai l'impression que je risque d'être plutôt exigeante, comme promoteuse (promotrice? Pfff... mais c'est quoi encore ce mot qui se met pas au féminin?). Eh oui, j'attendrais que les étudiants aillent au fond des choses, et en tout cas ne négligent pas d'aspects du travail (quitte, comme le temps reste limité, à simplement baliser la piste, en mentionnant les domaines qui restent à creuser).

C'est vrai, pour prendre un exemple des TFE vus cette année, je trouve ça dommage, quelqu'un qui fait un travail destiné à 2 catégories de personnes et ne travaille, pour le design, le cahier de charges, etc..., qu'avec la première catégorie! Parce que bien sûr, quand on est étudiant et qu'on a 23 ans, on peut facilement se mettre dans la peau de jeunes parents, et imaginer leurs besoins... ou simplement, leur sentiment vis à vis de l'utilisation d'Internet. Bien sûr!
En tout cas, moi, si j'avais été promoteuse, donc, j'aurais demandé à l'étudiant de réaliser une petite étude d'acceptation vis à vis des parents, aussi! (ben oui en plus ça fait partie du "G" de Info et Gestion, ce genre d'étude!).
Après, il faut lui laisser que son travail semblait solide, mais... pas pu m'empêcher de lui poser des questions sur ce volet, quand même.
(... allons, Mary, avoue...)
Ok, ok, d'accord, c'est un peu aussi parce que je le trouvais "un peu" trop sûr de lui, genre 'mon travail est nickel et génial et j'ai bien bossé, et je suis bon'... Et j'ai "un peu" horreur de ça. Donc forcément comme pour moi il avait oublié un aspect je l'ai un peu titillé sur le sujet.
Quoi, pas gentille?
Eh oui, je n'ai pas de recette pour faire abstraction de ce genre de considérations, j'ai déjà fait passer des pré-entretiens d'embauche et c'est pareil, y'a toujours une question de feeling. Je suis consciente que ça manque d'objectivité, mais si je ne "sens" pas quelqu'un, qu'il est trop grande gueule, trop arrogant, je n'arriverai pas à faire totalement abstraction d'un a priori négatif si je dois le juger.
Mais pour en revenir à l'étudiant, j'ai quand même été gentille sur ma cotation, rassurez-vous.

Autre constatation: il y a vraiment un gouffre entre l'université et le monde du travail.
Oui, bon, c'est pas une découverte, d'accord. Mais à ce point!?
Ou alors on n'a pas eu tous les éléments, mais autrement, dans le jury, on a été franchement choqués par les résultats des étudiants qu'on a vus, lors du jury interne.
En effet, pour le jury externe, les 2 se valaient plus ou moins en terme de qualité de travail, et certains les ont départagés en mettant une meilleure cote au 2ème, pour un travail plus original et parce qu'il était plus sûr de lui donc présentation plus agréable (comme quoi... je n'ai pas le même avis que la majorité, pour le coup! Moi je les avais mis à égalité, si vous voulez savoir! Parce que pour l'originalité, ok, mais il a suivi un projet de l'année précédente en fait - qui lui était effectivement plutôt original!)

Bref, on arrivait bien à une moyenne un peu plus élevée pour le 2ème, mais les 2 avaient une moyenne supérieure à 80%. Et là, on apprend les résultats de l'interne. Si, pour le 2ème, on était très proche, le 1er s'était pris une note de 50% en interne!!
Là, franchement, on n'a pas compris! L'explication qu'on nous a donnée? Travail pas original, de 'suiveur'.
Bon, j'vous explique le contexte, vous allez comprendre l'immense décalage entre l'unif et l'entreprise.

L'étudiant en question suivait en fait les cours en horaire décalé (à Charleroi - mais ça n'a rien à voir dans l'affaire, je vous rassure), et donc, il travaille déjà. Et il a réalisé comme travail de fin d'études, un projet en collaboration avec sa société... Banksys. Un projet de sécurité et d'accès aux données. Vous imaginez combien ce genre de choses n'est pas du tout critique chez Banksys!!! Eh bien, le projet a été mis en place et tourne en production!
Seulement voilà, pour ces messieurs de l'université, l'étude réalisée n'était pas assez large, certaines hypothèses ou certains choix ont été pris au départ, alors qu'on aurait pu justifier de faire d'autres choix technologiques, etc...

Stop! On était tous effarés dans le jury! Non mais ils se rendent pas compte, là? Un projet mis en production, c'est quand même synonyme de réussite, non??? Et puis, dans une structure comme Banksys, il faut vraiment croire au Père Noël pour s'imaginer que quelqu'un (qui plus ent, quelqu'un qui réalise un TFE) puisse avoir le champ libre d'imposer telle ou telle solution technologique! On peut proposer des arguments, mais... Si une partie des choix ont été pris par la société, je mets le promoteur en question au défi de les faire changer d'avis!
Etudier, pour le 'fun', d'autres possibilités en sachant qu'elles ne seront pas retenues? Oui, ça aurait apporté au TFE, d'un point de vue académique. Mais... Vous connaissez beaucoup de sociétés qui vont vous laisser le temps d'en "perdre" (de leur point de vue)?? Franchement, quand je vois comment je suis pieds et poings liés sur ma mission actuelle... Moi aussi j'aimerais changer les priorités et faire une meilleure étude des besoins avant de continuer... Et alors? Pas le temps, pas la priorité... oui, chef!

Alors vraiment, je ne m'imaginais pas que le décalage était si grand, que certains profs n'avaient vraiment aucune idée de la réalité des projets, avec la pression des deadlines de mise en production, dans les entreprises. Il serait temps qu'ils se réveillent, là! Parce qu'autrement, tous les malheureux étudiants qui voudront travailler sur un TFE en collaboration avec une entreprise... je les plains!

Franchement, nous, on n'a pas fait jouer cela dans l'autre sens... C'est vrai, l'autre étudiant, on aurait eu pas mal de trucs à lui reprocher. Surtout un membre du jury qui travaille un peu sur le même genre de développements... Il a souligné un manque de 'professionalisme', d'anticipation de certaines choses. Bien normal! On sait que quand on est encore aux études, on ne peut pas imaginer ce genre de choses, que l'expérience, ça s'acquiert dans le monde du travail, ensuite (même si entre nous, dans les p'tits juniors qui viennent de sortir, certains n'en ont pas encore tout à fait conscience... ah là là... enfin passons!)

Bref, tout ça pour dire qu'il serait temps de mettre en place de meilleurs partenariats universités/entreprises, mais pas seulement pour les étudiants, aussi pour rendre un peu le sens des réalités à quelques profs!! (heureusement, pas tous!)

Allez, sur ces réflexions, je vous laisse.
Bonnes vacances à ceux qui en ont, bon séjour à ceux qui partent... Moi je serai fidèle au poste (enfin si je ne deviens pas folle au boulot!), pas de vacances avant mi-août!

Mary

Posté par on deblogge à 19:22 - L'écho des profondeurs (deurs, deurs...) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 avril 2007

Propaganda ! ... (?)

Bonsoir! C'est (à nouveau) Mary!

Ben oui... Pas plus de temps que la semaine dernière mais j'ai décidé d'être 'calme, cool, zen' (oui comme Sarko aux Guignols) et de ne pas me prendre la tête avec mes guignols à moi, le business, les testeurs, ... tout ça...
Bref, on va dire que c'est thérapeutique, j'écris pour me changer les idées ce soir ... (encore que ce ne soit pas complètement hors sujet par rapport au boulot...)

Bon, déjà, pour ceux qui se demanderaient... Le titre de ce message... Non, je vais pas parler de nationalisme, promis. Mais quand même d'une forme de communication orientée, alors... A la base j'avais envie de mettre propagande, puis je sais pas (euh si je sais...), j'ai ajouté un 'a'...  parce que j'ai pensé à une (jaune et) noire histoire de lionne avec du vernis sur les ongles...
Oui maman, je sais, toi tu dis vivement samedi...

Donc, pas question de récupération d'événements à des fins de propagande nationale dans ce billet. Non, juste une petite chose qui me titille, et me fait me poser des questions... En fait, dans la société pour laquelle je travaille (mon employeur donc), on a un peu changé de structure, essentiellement dans un but de communication, et on se trouve désormais regroupés en teams avec un manager...

Malheureusement ce ne sont pas des équipes de 6. Donc je ne peux pas espérer redevenir sizenière des coquelicots! (quoi? Mais non j'ai rien fumé! Une sizaine... Un groupe de 6, avec une chef d'équipe, et un chant de rassemblement... Vous n'avez jamais été scout? Ben moi, si, j'ai été lutin, et sizenière des coquelicots, dans une autre vie - ah si quand je regarde en arrière et que je revois la petite fille timide, sage et introvertie, c'était dans une autre vie!)
Bref, ici, on est une dizaine dans le team. Et je ne pense pas qu'on puisse se choisir un totem et un cri de guerre (encore que... ce serait drôle, non?)

Puis de toute façon ici, je ne serais que sizenière adjointe. Vu que je ne suis pas encore manager, je suis à un poste qu'il s'appelle 'senior'. Donc, comme je suis une fille, on va dire 'seniorette'.
Ca le fait pas, hein? C'est toujours le problème quand on féminise les fonctions ou les titres... Ca me poursuit en plus...
Après avoir été serveuse-orienteuse (je n'oublierai pas la tête du prof de gestion le jour où je lui ai sorti que quand même, les noms des rôles, dans son cours de team building, c'était plutôt ridicule une fois au féminin... :-) ), majorette (cherchez pas, pas avec un petit baton et les gambettes à l'air!), juniorette (véridique, demandez à mes 1ers collègues s'ils ne m'avaient pas baptisée ainsi!). Donc, pourquoi pas seniorette? Ca fait moins vieux! Puis comme je suis (pour changer!) la seule fille... Je dis comme je veux.

Bref, mis à part cette question linguistique, l'un des rôles des managers et des seniors, c'est de renforcer l'image de la boîte. Vis à vis des clients. Vis à vis des autres collègues. Jusque là, rien de choquant. Pourtant certaines phrases (sans doute juste un peu maladroites) ont fait dresser l'oreille de Mary... "Je ne veux pas entendre qu'un seul senior critique la société". "Vous devez expliquer aux autres les avantages de la société"...
Oui... Bien sûr. Perso, je suis plutôt contente globalement, sinon je postulerais ailleurs. Donc je n'ai pas de problème à dire aux autres pourquoi je suis contente. Et à souligner ce que j'y vois de positif par rapport à d'autres boîtes.
MAIS? Mais je n'aime pas qu'on me force la main. Mais je pense que l'idéal n'existe pas. Mais je pense qu'on peut aussi faire des critiques constructives qui font avancer les choses.

Non mais c'est vrai! Où cela mènerait-il de se voiler la face en prétendant que tout est idyllique? Pourquoi n'aurais-je pas le droit de dire qu'il y a des choses à améliorer? Qu'on peut toujours faire mieux? (argh, je suis découverte, je ne pourrai plus dire à d'autres qu'ils sont perfectionnistes - oui oui, 'autres' au pluriel... ).
Pourquoi devrais-je toujours être d'accord avec toutes les décisions? Ne plus avoir le droit de râler de temps en temps?
Une société où tout le monde viendrait me dire que l'on est heureux et dans le meilleur des mondes, sans accros, sans critique, ça me ferait très peur. Je me croirais dans une secte, un régime dictatorial, ou  je trouverais ça éminemment suspect et soupçonnerais l'hypocrisie de régner en maîtresse.

Or je n'ai pas du tout l'impression de travailler dans une boîte qui prône l'hypocrisie. Ni dans une secte, ni dans une dictature. Alors pourquoi faire passer ce genre de message? Nous signifier qu'il faudrait faire la leçon à ceux qui critiquent?
OK, je suis tout à fait d'accord que vis-à-vis du client, on ne commence pas à dénigrer la société. Question d'image commerciale. Mais entre nous? Tant que ça reste sain et qu'on ne tombe pas dans le massacre à la tronçonneuse, la mauvaise foi de gens vraiment mécontents pour une raison x ou y, cela ne peut qu'apporter du positif pour faire évoluer la société, ce sont les gens qui travaillent au quotidien dans une structure qui peuvent avoir les idées les plus intéressantes pour proposer des innovations, ce n'est pas moi qui le dit. Alors bien sûr, je caricature, on n'en est pas là dans la boîte, justement, on peut parler et donner un avis. Et je pense que formuler le message ainsi, c'est aussi une réaction à, disons, des abus du passé. Rien de plus. Mais je me faisais quand même la réflexion que ce genre de communication, cela me semble aller dans une direction un peu 'limite'... Juste envie d'être vigilante quoi!

D'autant que personnellement, spontanément, je n'ai aucun mal à mettre en avant les spécificités de cette société, de contrebalancer certains points peut-être moins idéaux par des choses qu'on ne propose pas ailleurs et qui sont importantes à mes yeux. Dire que, si l'herbe a l'air plus verte à côté, ce n'est qu'une illusion, que le job idéal où tout est toujours extraordinaire, ça n'existe pas. J'ai pas besoin qu'on me fasse la leçon sur ce que je dois dire. (avoue, Mary, c'est un peu ça qui te dérange, non? ;-) )
D'où cette question (à la une ;-) ) que je me posais, est-ce une forme de propagande? Une dérive partisane guette-t-elle les entreprises (en général) ? Comme dans un parti politique, il faudra défendre sa boîte, y compris lors de discussions informelles entre collègues, même au-delà de ce qu'on pense sincèrement?

Bon, c'est vrai que chez moi, toute atteinte à ma liberté de penser (oui, mais pas celle de Florent Pagny...) provoque des réactions épidermiques... Et j'ai une tendance certaine à la nuance qui m'empêche de ne pas voir aussi les points à améliorer. D'ailleurs c'est pour cela que je ne me suis pas (encore?) engagée en politique. Ben oui, ça va peut-être en surprendre quelques-uns, mais ça m'avait traversé l'esprit, à une époque. Vous vous doutez "à cause" de qui, ou en tout cas, en parlant avec qui (enfin pour ceux qui étaient à l'unif avec moi, je pense bien sûr à une chimiste d'Anderlues!). Donc oui, j'y avais pensé. Parce que je vous l'ai déjà dit, j'ai un côté citoyenne qui a envie de s'engager. Parce que j'aime bien faire bouger les choses. Parce que je pense avoir aussi des choses à dire et des idées à apporter.

Pourtant, je ne l'ai pas fait. Parce que je n'ai trouvé aucun parti auquel j'adhère à 100%. Parce que je trouve des idées intéressantes chez les uns et chez les autres. Et qu'il parait que quand on est dans un parti, qu'on est élu, on doit suivre la ligne directrice du parti même si cela s'oppose à nos convictions. Qu'on ne peut pas voter une loi proposée par le camp 'adverse'. Qu'on doit respecter le jeu majorité vs opposition.
Si, si, j'ai entendu ça dimanche midi à Mise au point. A propos de la candidature d'Anne Delvaux au CDH. No comment sur cette 'people-isation' des listes électorales... Y'a bien des gens qui ont voté pour Marc Wilmots alors... Enfin quand même hein, on se demande qui manipule qui et si c'est la meilleure manière de réconcilier les électeurs aec la politique... En tout cas, Anne Delvaux, elle a l'air d'y croire et de dire qu'elle pourra voter pour ou contre une loi selon ses convictions... Moi j'y crois moyen. 
(Tiens à propos, si vous avez regardé le JT hier soir mais distraitement, non, les frères Dardenne ne sont pas engagés au PS, c'était pour une histoire de 'privatisation' de la culture à l'échelle européenne. Enfin, sauf que l'Europe dit que le PS s'inquiète pour rien. Espérons!
Par contre, les Daerden, eux... je pense qu'on est pas prêt de ne plus les voir...)

Enfin, bref, ce que je voulais dire, c'est que j'avais fait un peu le tour et j'étais tombée sur le forum (ou un blog, enfin un truc avec possibilité de faire des commentaires) de la section 'jeunes' d'un de nos 4 partis francophones. Et ça m'avait fait assez peur, l'intransigeance avec laquelle les messages étaient rédigés, défendant presque fanatiquement les idées du parti, et démolissant quasi systématiquement les idées des autres partis, non soutenues par le leur. C'est pour ça que je ne pourrais pas m'imaginer 'engager en politique. Je serais incapable de faire cela. Même si je suis plus proche de la 'sensibilité' de l'un ou l'autre parti, je n'adhère jamais à TOUT. Et inversément, je trouverais toujours des choses intéressantes chez l'adversaire, même contre la ligne du parti. Il n'y a qu'ainsi qu'on peut évoluer, non? En écoutant tous les avis et en prenant le meilleur de chacun.

Idem pour une entreprise. Ecouter les 'critiques', lorsqu'elles sont constructives, ne peut que faire grandir. Et les gens qui sont dans la société depuis quelques années sont les mieux placés pour avoir un avis nuancé.
Alors comptez sur moi pour ne pas trop la boucler, et glisser aussi quelques suggestions, même si je n'ai pas le droit de 'critiquer' :-)

Allez, sur ces réflexions, un peu de repos ne me fera pas de mal je pense!
Douce nuit à vous

Mary

Posté par on deblogge à 23:29 - L'écho des profondeurs (deurs, deurs...) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 janvier 2007

Nostalgie? Même pas...

Tiens, c'est encore Mary?
Mais ma grande, tu as déjà écrit hier?
Ben oui (d'ailleurs j'y pense, il y a un message "publicitaire" et subliminal dans une photo du post précédant, vous avez remarqué?) mais comme ça, ça vous fera de la lecture... non, puis là, une "zin", j'avais envie de partager des petites choses avec vous ;-)
Puis c'est pour récupérer des périodes où j'écris pas! Et quelque chose me dit que la semaine prochaine va être bien crevante au boulot et que donc, j'écrirai pas des masses...

D'abord, roulement de tambours, l'incorrigible bavarde que je suis vient de réaliser que ce post était le 100 ème de ce blog... Eh oui, vous avez du courage, quand même, d'avoir lu tout ça! Donc, champagne (euh non en fait j'aime pas le champagne moi...), mais en tout cas, voilà, pour mémoire, même si j'ai parfois l'impression de ne pas écrire beaucoup (qui a dit heureusement?) - je voulais d'ailleurs dire, de ne pas écrire souvent, cela fait quand même 100 messages rien qu'ici, sans compter la théâtre (mais là j'avoue dernièrement j'ai du mal à suivre et j'ai accumulé un retard fou, il faudra que je m'y remette, histoire de faire un bilan et pousser un grand cri d'amour!)
Enfin, ouf, ils ne sont pas tous de moi ces 100 messages. Donc ça va, je me sens déjà moins bavarde. En fait Peter il est aussi bavard que moi (euh... oui bon presque allez!)... Mais il est très pris, et tant qu'on n'aura pas inventé un moyen pour qu'il puisse écrire dans sa voiture (maintenant on peut appeler cela une voiture, hein?), il risque de continuer à se faire rare, je le crains!
Enfin, bref!

Aujourd'hui, comme le titre de mon message l'indique, je viens de me prendre une bouffée de passé, mais je ne suis pas du genre nostalgique...
N'empêche, ça fait bizarre....
Je flânais dans mes favoris (vous savez, dans le menu, là, sur votre internet explorer navigateur Firefox -pour faire plaisir à Xavier - l'endroit -le semi-foutoir si comme moi vous ajoutez sans trier! - où vous "classez" les sites que vous aimez... où vous avez mis ce blog d'ailleurs... non? Bon c'est pas grave... Chacun fait comme il veut d'abord! ), bref, j'ai retrouvé un lien vers un site web ...  disons perso... hé oui... J'allais écrire, Kronos tu t'en souviens... C'est dire si ça date... Puis vu l'endroit c'est plutôt "Johnny tu t'en souviens"...
A une époque (dans une autre vie), lorsque je commençais à vouloir maîtriser un peu le html... j'avais créé un site web... Et là, je viens de retomber sur le lien, et de cliquer dessus, pour voir si ça existait encore... et bien oui! Tout est encore là...
(quoi, l'adresse? Non mais vous rêvez ou quoi? Et ma réputation?)
D'ailleurs il faudrait que je pense à faire disparaitre tout cela (mais je ne me souviens pas du mot de passe que j'avais utilisé alors... ça va être difficile). Non mais c'est vrai, cela pourrait être compromettant le jour où je serai PDG (comme avait dit mon prof de gestion, en s'attristant de ne pas avoir filmé quelque chose... Mais la vidéo compromettante dans ce cas-là, je l'ai! Bon je ne suis pas la seule mais... de toute façon je trouve ça très fun et très créatif, non? - pour ceux qui savent de quoi je parle!)

Bref, ce que j'avais mis sur ce site perso, c'est amusant à relire, avec un peu de recul... 7 ans pour le début du site, à peu près 5 ans qu'il est à l'abandon total... Même si je suis foncièrement la même dans mon enthousiasme et une certaine impulsivité, j'ai l'impression d'avoir pas mal changé, et je porte un regard amusé et au fond, indulgent sur la post-ado (on dit bien pré-ado alors pourquoi pas post?) plutôt rebelle que j'étais alors.
J'ai l'impression d'avoir gagné en ... j'allais écrire sérénité mais heu... allez savoir pourquoi ça me fait penser à quelqu'un (qui, soit dit en passant, se verrait donc "sans complexe" premier ministre même s'il n'est demandeur de rien? Par contre il semble bien convaincu qu'il n'y a plus de gauche ou de droite mais ... un avant devant et un arrière derrière...? Bah, progressistes vs régressistes, c'est un peu ça, non? :-P ... A moins qu'il n'ait voulu marquer la scission au sein de son propre parti? Enfin soit on va éviter la digression là-dessus aujourd'hui, j'aurai sûrement l'occasion de revenir sur nos premier-ministrables d'ici mai-juin!)...
Donc pour en revenir à ce que je disais je crois que j'ai gagné en positivisme depuis! Hé oui, je vous le disais j'étais plutôt rebelle à l'époque (si si j'vous jure!)...  et extrêmement "carrée", très catégorique sur certains sujets, et beaucoup moins 'argumentatrice' (j'aime bien!), enfin j'avais moins de rigueur pour défendre mes opinions et moins tendance, d'ailleurs, à fouiner vers tous les sons de cloche avant de me faire une opinion! Comme quoi, 5 ans d'unif, ça vous change! Merci mes chers professeurs, d'avoir renforcé mon esprit critique.

Non parce que c'est vrai, le manichéisme et moi, ça fait deux! Mais c'est un débat sur lequel je me suis déjà mal fait comprendre sur un forum alors je suis prudente... Je suis persuadée que la société est toujours "entre gris clair et gris foncé" plutôt que "blanc" ou "noir". Jusque là je pense que, si G. W. Bush ne serait peut être pas d'accord, il doit y avoir (je l'espère) un certain nombre de gens qui partagent cette opinion sur cette planète. Par contre c'est en allant plus loin dans le raisonnement que je me souviens avoir soulevé des protestations un jour sur un forum...
J'ai aussi l'impression que, puisque rien n'est blanc ou noir, donc tout à fait bien ou totalement mal, personne ne détient la vérité en matière de bien ou de mal. Donc il est difficile de savoir ce qu'il faut faire dans certaines circonstances, donc de juger en vrac les comportements des gens. "Qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps d'avoir à choisir un camp"... c'est de cette phrase de JJG ("Né en 17 à Leidenstadt") qu'était parti le débat. Je ne prône pas la lâcheté en disant qu'il ne faut pas choisir, mais je trouve impossible de savoir ce qu'on ferait face à des choix dans ce genre, et donc de juger les gens. Bien sûr après coup, avec le recul, avec toutes les infos, on sait. Mais dans le feu de l'action? Si l'on est fanatisé depuis l'enfance et qu'on n'a pas appris à aller chercher des infos ailleurs, qu'on ne vous a jamais laissé vous faire une opinion par vous même et qu'on vous ment... Difficile alors de se dire qu'une petite flamme à l'intérieur nous aurait forcément guidé vers le bien... Ca n'excuse rien ni personne, loin de moi cette pensée ... mais ça recadre parfois les jugements à l'emporte-pièce de se dire ça, je trouve. Et ça renforce surtout l'importance de l'éducation et de l'ouverture, l'importance de se former un esprit critique...
Pourquoi j'écris ça? J'en sais rien, y'a pas de raison... Parce que j'ai l'impression que c'est une chose que je n'aurais jamais pu penser il y a 7 ans...
Et que je me trouve, avec le recul, assez vindicative et sûre de mes jugements quand je me relis à 18 ans...
Et, assez étrangement, moins idéaliste... Comme quoi, avec l'âge, on peut retrouver ses illusions :-)

Ca ne me vaut rien de me relire, d'ailleurs, voilà que je fais dans la philo et le sérieux... bouh!
Un autre truc que j'ai remarqué c'est qu'à l'époque j'étais aussi drôlement fan! :-)
Fan d'une comédie musicale (enfin d'un opera-rock) d'une part, parce qu'à la base ce site perso c'était surtout pour parler de ça. Déjà aussi tordue que maintenant pour ce qui est de me poser des questions étranges sur de légères incohérences dans le scénario!
Fan d'un chanteur surtout (non non pas JJG, je l'écoutais d'assez loin jusque 18 ans, ça m'est venu après d'apprécier particulièrement Goldman)... Non, un chanteur pas connu dont j'étais dingue à l'époque. Enfin, pas hystérique rassurez-vous. Mais bon j'ai quand même vu 2 fois "N-D de Paris" à 1 semaine d'intervalle et attendu 45 min dans le froid parking de Forest National pour le voir... Tout ça pour faire une photo... A l'époque je l'avais trouvé disponible et tout mais... Avec le recul... il se prenait quand même pas pour n'importe qui, le mec! Déjà, plutôt le genre tombeur, "je suis sexy et je le sais"... Puis bon, pour lui arracher 3 mots... En fait je pense que s'il a accepté de m'accorder un regard, c'est parce que j'ai prononcé le nom de la webmasteuse de son site officiel (avec qui j'avais échangé quelques mails) ... Sinon, et une discussion que j'avais eu plus tard avec une autre fan qui l'a suivi pendant un moment me l'a confirmé, il avait plutôt tendance à considérer comme un "dû" que ses fans l'attendent, le suivent, lui soient fidèles... Ben oui, enfin, pour avoir le privilège de l'approcher... Normal aussi de se creuser la tête à lui écrire des textes (euh... oui je m'étais amusée à faire un texte suivi en incluant tous les titres de ses chansons... oui, j'ai honte...)... La seule réponse à espérer étant un bulletin d'inscription au fan-club...
Eh oui avec le temps j'en suis un peu revenue... Faut dire qu'il devenait, à le lire via son site officiel, plutôt aigri, à vitupérer sur la Star Ac', alors que lui, authentique artiste, il bosse, il rame, mais ça marche pas, c'est trop injuste... N'empêche, suivant ma plongée en arrière et un lien sur mon vieux site, j'ai retrouvé le site officiel de ce chanteur et il parait qu'il prépare un nouvel album... Je lui souhaite bonne chance, et si je le trouve en Belgique (l'album, pas lui!), je l'achèterai surement, parce qu'il avait quand même une voix particulièrement douce, chaude et suave... ;-)

Bref, même si je n'ai jamais été une groupie, à ce niveau-là aussi j'ai changé et je n'ai plus ce côté d'être face à une idole (quelqu'un a dit "ouf"?)... Bien sûr je suis toujours fan d'un spectacle (ce n'est plus le même qu'il y a 7 ans, je ne précise même pas plus!), bien sûr il y a toujours plein (et peut être même de plus en plus) d'artistes que j'apprécie, pour plein de raisons, pour leur talent, leur générosité, leur intelligence... Mais je suis une fan exigeante maintenant! Je n'apprécierai pas d'office tout ce que fait un artiste!

A part ça, et ça n'a rien à voir, j'ai entendu hier que Benabar serait aux Restos du Coeur cette année (enfin fera partie des concerts des Enfoirés, il ne va pas aller manger aux restos du coeurs, tu t'exprimes mal là Mary)... C'est plutôt une bonne nouvelle, je ne suis pas spécialement fan mais bon... (tout ce que j'espère c'est qu'ils auront remis Raphaël dans un placard, un coffre, une île déserte, une place-forte, où ils veulent mais LOIN! Non mais ce type qui articule pas, qui n'a pas de voix et un regard "plein de rien" me déprime... comment? J'en ai déjà parlé? Ah oui, c'est vrai... Et alors?)
Bref, Bénabar aux Enfoirés, ça peut petre sympa! Puis comme ça ils chanteront peut-être "le dîner" ;-) Et ça fera une coïncidence dans l'autre sens  (et Jean-Jacques, ou quiconque s'occupant de la programmation des Enfoirés, qui s'inspirerait d'un spectacle très belge... déjà l'an dernier avec "Ma philosophie" et "Tout le bonheur du monde"... d'ailleurs . Coïncidences... ). Moi en tout cas je trouverais ça bien marrant!

Sur ces méditations, ce long blabla surgi d'un passé pas si lointain, je vous laisse.
Belle fin de week end!

Mary

Posté par on deblogge à 17:02 - L'écho des profondeurs (deurs, deurs...) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 décembre 2006

Parler d'ma vie?

"J'voulais parler d'ma vie, c'est rare quand ça m'arrive..."

Bonsoir m'sieurs dames (comme dirait Aldebert)! Eh oui c'est Mary qui est de retour! Et même si, non, décidément, je n'ai pas vraiment l'intention de vous raconter ma vie (même si un blog à la base c'est un journal intime... Vous vous rappelez, le message de bienvenue : "ceci n'est pas un blog"!), pour une fois, j'ai envie de faire une petite réflexion qui est liée à ma p'tite vie (mais j'en suis sûre prendra un caractère hautement universel auprès de vous tous, chers internautes... euh... non?)...

Figurez-vous qu'après 2 semaines, j'ai dû me rendre à l'évidence... Se passer du web, pour moi, c'est très difficile!
Bon, je vous re-situe le contexte... Vous vous souvenez, je vous avais dit, novembre, cartons... déménagement. Et bien, ça y est! J'ai changé de province, de région (mais pas de communauté, c'est amusant la Belgique hein?!) et depuis une semaine, j'habite au milieu d'un sympathique capharnaüm de caisses non encore ouvertes, d'armoires à moitié pleines (je suis toujours optimiste moi), de prises sans caches, de portes non peintes et sans arrêts... Bref, j'emménage tout doucement dans mon nouveau chez-moi.

Donc, déménagement oblige, il a fallu couper la ligne de téléphone et l'adsl, et faire réinstaller tout cela ici... Je vous passe les détails, mais au final, cela a fait deux semaines sans accès internet... (et même maintenant, le retour en ligne a nécessité un changement d'adresse... Enfin ça a du bon de prévenir tout le monde, on nettoie un peu les adresses, puis on a des nouvelles de personnes dont on n'avait plus eu de mail depuis -trop- longtemps,  c'est chouette!)
Bon, bref, pour en revenir à ma période offline, la première semaine, encore, ça allait, j'avais la possibilité de surfer au boulot... sans abuser, cela permet quand même de se tenir un minimum au courant... Mais depuis lundi dernier, parce que je cumule toujours les changements, moi, j'ai aussi changé de "boulot"! (et entre nous, ils ont l'air moins comiques qu'où j'étais avant, enfin la chef... Va falloir rester un peu sérieuse au début, histoire d'acquérir un peu de crédibilité avant de montrer mon côté farfelue-qui-se-prend-pas-au-sérieux!) Bref, l'ennui, c'est que là, je n'ai pas droit à un accès internet (c'est vrai, ça ne se justifie pas énormément)...

Alors imaginez, lundi passé, nouvel appart, nouveau boulot, nouveaux collègues, pas d'internet, pas de téléphone, et pas de télédistribution (aussi une petite erreur technique et la boite pas raccordée avant jeudi...)...
Ben finalement, hein, on se sent un peu coupé du monde!
Bon, heureusement, j'arrivais, avec une antenne (kssss... je vais encore devoir dire "merci Elio"... j'ai toujours envie d'ajouter "non mais pas le vrai!", mais le pauvre, il a bien le droit de s'appeler Elio...), j'arrivais, donc, à capter la Une donc le JT (ouf! au moins les infos, ça rattache déjà au monde). J'avais bien mon GSM aussi, mais imaginez, pour une bavarde comme moi (oui, je dois l'avouer, si je suis bavarde par écrit et très bavarde 'de visu', je suis extrêmement bavarde au téléphone! Beaucoup trop pour passer des coups de fils par GSM)
Bref, heureusement que le lecteur DVD fonctionnait ;-)

Tout ça pour vous dire que je me suis demandée comment je ferais sans tous ces moyens de communications (oui bien sûr j'irais voir les gens, mais le soir en rentrant du boulot, ce n'est pas toujours évident de s'arranger pour voir ses amis, quand ils n'habitent pas tout près)...
Et même, le réflexe internet, chez moi, c'est naturel! Pour chercher une info, une date de sortie, vérifier la disponibilité d'un bouquin à la Fnac (... je fonce lundi!), chercher un titre, approfondir les news, chercher une recette, un programme, prendre des nouvelles, réserver des places de concert (merci Peter!), faire des virements (vive le PC banking!)...
Et vous écrire, faire vivre ce blog... J'ai pris du retard moi maintenant...

Bref, moi qui ne suis pas du tout une geek, qui ne passe pas mes soirées sur le net, eh bien finalement, j'ai du mal à m'en passer... Pour plein de petites choses qui ne prennent pas longtemps, pour des petites demi-heures par ci, par là... Cela m'a surprise, je ne me pensais pas accro au web... Je le suis juste à l'immense facilité que cela apporte!

Bon, sur ces considérations, comme d'habitude, petit agenda / reminders / précisions :

* "Sois belge et tais-toi" version bouquin est sorti depuis le 6/12, il est dispo en commande sur le site www.compagnievictor.be, et dans les librairies (normalement livrées la semaine dernière... j'ai pas confiance en la FNAC, j'irai donc lundi, je vous tiens au courant de mes commentaires sur le contenu, évidemment!)

* Pour continuer sur la lancée, l'épisode 2007 est 'sur les planches' également depuis mercredi dernier en avant-avant-première... Sinon, première officielle le 14/12... (et moi j'y vais le 16, pareil, les commentaires ce sera pour après et pour le blog théâtre... ah là là, je suis vraiment curieuse, d'autant qu'il y en a un qui en a un peu 'remis' (pfff mais qu'c'est biesss' ...) et a excité un peu plus ma curiosité... Puis je veux vérifier une théorie sur le choix des chansons...)

* Autre bonne nouvelle, le nouvel album de Maurane est annoncé pour début janvier (le 8 ou le 9, je ne sais plus). Enfin!!! J'ai entendu un extrait l'autre jour, assez prometteur, j'ai très envie d'entendre le tout et puis de revoir Maumau en concert!!

* Autre concert en vue: Aldebert! Le 13/2 au Botanique. Foncez, allez acheter vos places, c'est un super artiste généreux, simple et sympa sur scène, sans chichis, et ça donne la pêche !

Bon, sur ce, je vous laisse. Douce nuit et à la prochaine

Mary... "Back to the city again"... euh... back online en tout cas (et qui fait dans les citations de JJG -seul ou version Tai Phong- pour démarrer et clore ce message, vous avez remarqué?)

Posté par on deblogge à 23:25 - L'écho des profondeurs (deurs, deurs...) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 mai 2006

Peurs...

Juste quelques mots ce soir... Parce que l'actu de ces derniers jours m'a remis une chanson en tête... Et, comme j'aime le contraste entre le grave et le léger, entre le plus triste et le franchement gai... J'en profite pour dire un grand, un immense merci à tous ceux et celles qui ont égayé ma boîte mail, mon GSM, ma boîte aux lettres aujourd'hui! Merci, ça me touche que vous ayez pensé à la date du jour, et d'avoir illuminé ma journée de sourires! Et... euh... y'a des chocolats sur mon bureau encore... pour les autres ce sera virtuel ;-)

Ca c'était pour la face gaie... Mais tout n'est pas rose sur cette planète, alors...

Simplement parce qu'avec l'actualité belge en ce moment... Je trouve que cette chanson de JJG (enfin, de Fredericks - Goldman - Jones) est bigrement d'actualité justement...
Ah oui, la peur de l'autre, de celui qui est différent, d'une autre origine, une autre couleur, qui parle une autre langue (y compris le français  peut être pour certains sympatisants du Vlaams Belang....) pousse au racisme... et parfois, au meurtre... Faits divers horribles et sordides? A Anvers ou ailleurs, le racisme frappe et sème le désarroi dans l'opinion publique... Pourquoi faut-il toujours des catastrophes pour réagir?

Peurs (JJG)

On l'a trouvée bizarre
Dès qu'elle est arrivée
Avec son genre à part
Son air d'pas y toucher

Elle était pas bavarde
A peine "bonjour, bonsoir"
J'ai mis les mômes en garde
Nous, on veut pas d'histoire

Elle était pas vilaine
Moi, j'la trouvais vulgaire
Toujours la même dégaine
Pas coiffée, un drôle d'air

Elle prenait des taxis
Elle fumait dans l'couloir
Elle f'sait quoi dans la vie ?
J'm en fous, j'veux pas l'savoir

Peurs contre peurs, nous sommes d'ici, elle est d'ailleurs
Peurs contre peurs, elle est partie un jour
On reste entre nous peurs contre peurs

On voyait d'la lumière
Si tard, a-t-on idée
Qu'est-ce-qu'elle pouvait bien faire ?
Elle avait pas la télé

Elle avait pas d'visite
Elle avait pas d'courrier
Elle a même eu les flics
Non, c'était à côté

On dit de source sûre
Qu'un voisin l'a croisée
La nuit dans une voiture
Moi, rien n'peut m'étonner

Elles ont ça dans la peau
C'est comme des animaux
C'est c'que nous avait dit
Un gars des colonies

Peurs contre peurs. nous sommes d'ici elle est d'ailleurs
Peurs contre peurs, un jour elle est partie
Nous sommes restés, nos peurs aussi

Qu'est-ce qu'on aurait dû ?
Qu'est-ce qu'on aurait pu ?
Personne y peut rien
Chacun son destin
Ici, c'est comme ça
C'est chacun pour soi
On n'demande rien

Qu'est-ce que vos croyez
C'est partout pareil
Nos yeux, nos oreilles
Vaut mieux les fermer
Ici, tout est dur
On aime les serrures
Pas les étrangers 
(Pas les étrangers)

On l'a trouvée bizarre
Dès qu'elle est arrivée
Avec son genre à part
Son air d'pas y toucher

Elle était pas bavarde
A peine "bonjour, bonsoir"
J'ai mis les mômes en garde
Nous, on veut pas d'histoire...
Pas d'histoire

Peurs contre peurs...

Voilà moi je la trouve malheureusement d'actu... En espérant que les partis du Nord et du Sud de ce pays tirent les leçons des derniers événements...

Mary

Posté par on deblogge à 21:12 - L'écho des profondeurs (deurs, deurs...) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 avril 2006

...

C'est fou cette espèce d'ironie de la vie, parfois... Comme le chante Alanis Morissette, "Well life has a funny way of sneaking up on you, when you think everything's okay and everything's going right"

Comment, d'un jour à l'autre, votre boîte e-mail peut vous réserver des nouvelles et des émotions diamétralement opposées...

Mardi... plein de messages sympas, d'éléments positifs, des choses qui bougent dans le bon sens pour le boulot, des bonnes surprises... en plus le soleil et un repas bien sympa entre collègues à midi... L'envie de chanter que c'est une belle journée!

Hier soir... des nouvelles bien tristes... plus d'espoir... et aujourd'hui matin... "Voilà, c'est fini..." Mes bisounours n'auront servi à rien... Difficile à réaliser, difficile à admettre... Mon ancien prof de physique s'en est allé Dieu seul sait où... Je ne sais pas vraiment si je suis croyante, mais j'ai envie de croire qu'il est bien, là où il est... Vous pensez que les cheveux d'anges font de belles figures d'interférences et de diffraction d'ondes? Peut-être que vous êtes en train de discuter avec Einstein? Vous avez des horaires, là haut? Peut être que des gens comptaient sur vous pour les encourager à faire changer les choses... parce qu'"à force de taper sur le clou"...
J'ai la vue qui se brouille un peu en repensant à tous ces bons souvenirs... Même plus qu'un peu...
Dites, vous avez pas pu nous faire ça? Moi aussi j'espérais vous revoir en 2006... Et puis, où je vais vous les envoyer maintenant moi mes cartes de voeux à Noël?
Pourquoi cette saloperie de maladie a gagné?

Bonne route pour apprendre les maths aux habitants du Paradis (?)... Vous allez me manquer...

Mary

Posté par on deblogge à 21:15 - L'écho des profondeurs (deurs, deurs...) - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 avril 2006

Du courage...

Petite bouffée de nostalgie teintée d'un sentiment d'impuissance et de tristesse...

Tout à l'heure au journal, j'ai vu un reportage concernant une sonde envoyée pour observer la planète Venus... Ca m'a rappelé qu'à une époque j'envisageais de faire de l'aéronautique et je rêvais de travailler à la NASA... J'ai finalement changé d'avis et suivi une autre trajectoire... Et d'ailleurs j'ai bien fait, parce qu'entre la "méca flotte" (la mécanique des fluides si vous préférez) et moi, ça n'a pas jamais vraiment collé... Mais j'ai gardé un regard intéressé et finalement un peu émerveillé sur l'espace et ses mystères, et ses challenges scientifiques...

Ces souvenirs m'ont ramenée quelques années en arrière... Et m'ont fait penser à quelqu'un à qui je pense beaucoup dernièrement même si je ne l'ai jamais oublié avant...
Hé non, je ne ferai pas voler de fusées au dessus de sa tête... Pourtant en ce moment ce sont des fusées de force, de courage, d'espoir et de remèdes magiques que j'aimerais lui envoyer...
Parce qu'il y a des personnes qui comptent dans votre vie et dans votre parcours scolaire. Des profs motivés et passionnés.... un prof sans qui je n'aurais pas choisi les études que j'ai suivies, alors que je n'ai eu qu'à me féliciter de ce choix...
Parce qu'il y a des nouvelles qu'on aimerait ne jamais lire... qu'il y a des mots qu'on ne devrait jamais prononcer... "phase terminale"... Parce que les médecins ça se trompe aussi parfois... non?
Parce qu'on ne devrait jamais se décourager...
Et aussi parce que j'ai envie de me dire, et de dire à tous, qu'il faut vivre à 100% et ne jamais hésiter à dire aux gens qu'on les apprécie, à dire merci à ceux qui vous apportent un peu de bonheur et de joie de vivre... Parce que, si depuis, je l'ai fait pour d'autres, je ne lui ai jamais dit que c'était l'un des rares profs dont je n'ai que des bons souvenirs... Et que j'ai envie de croire que je pourrai encore le faire...
Et parce que les profs de math/physique de cette qualité, ça ne court pas les rues...

Alors voilà, une grande fusée de courage et d'anticorps et de je sais pas quoi d'autre d'utile au corps humain, de ma part et de celle de mon co-bloggeur... Et toutes nos bonnes ondes, comme les Bisounours de notre enfance... Et on verra bien...

Mary

bisounoursbisou1

Posté par on deblogge à 21:02 - L'écho des profondeurs (deurs, deurs...) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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